dans le ciel des bars de Joseph Incardona

un recueil de nouvelles joyeuses et noires

dans le ciel des bars

Le mercredi 24 décembre 2003

"Dans le ciel des bars" (titre trompeur car seulement 2 des 14 nouvelles se passent dans un bar !) est un excellent bouquin, le ton est juste, par petites touches impressionnistes on y croise des personnages qu’on croit avoir rencontrés, (l’adorable désespéré que l’on voudrait tant consolé dans Macadam) ou d’autres que l’on redouterait de rencontrer (l’écrivain arrogant de Taxi).

"Dans le ciel des bars" est un recueil de nouvelles joyeuses et noires, rudes et sexuelles aussi, la vie en somme... On passe donc un très bon moment en compagnie d’une quinzaine d’individus pas toujours recommandables, très souvent attachant, et entre temps, on s’est bien amusé.

Pas un mot de trop, un grande efficacité, un style anglo-saxon dans l’esprit d’un Carver français ou d’un Dan Fante.

« Dans le ciel des bars » de joseph Incardona, éditions Delphine Montalant, ISBN :2-9517997-4-8, 15 euros.


  • > dans le ciel des bars  12 janvier 2004
    J’avais déja lu du même auteur "Le cul entre deux chaises", que j’avais trouvé jubilatoire et j’ai dévoré moi aussi ces nouvelles. Elles sont la preuve que les nouvelles c’est bien à soi tout seul, un récit « circulaire », un condensé de vie et non pas des débuts avortés de roman. C’est vrai que ces nouvelles sont noires et rudes, mais toutefois, la noirceur décrite par l’auteur ne force ni les traits des personnages ni les situations toujours accompagnées d’une touche d’autodérision, d’humour, comme un geste ultime et salvateur. La sobriété de l’évocation, le récit incisif façonnent un univers d’apparence sociale derrière lequel se cachent des rêves de bonheur, le plus souvent des espoirs brisés. La force de ces nouvelles, c’est cette capacité fondamentale d’identification ou de parenté de l’auteur au lecteur. . Comme chez un Carver, un Larry Brown, ces êtres qui ont le destin exceptionnel des vies ordinaires..
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