Le sentier des nids d’araignées de Italo Calvino

Le sentier des nids d’araignées

Le jeudi 27 mars 2003 par catherinem

Pino n’est qu’un enfant. Pourtant il s’entend mieux avec les adultes, qu’il met en boîte avec son franc parler, qu’avec les jeunes de son âge. C’est cette particularité qui l’entraine irrémédiablement sur la route de la résistance, en cette période de la guerre 39-45 où l’italie est bourrée d’allemands.

Les adultes, qui lui demandaient autrefois de leur chanter des chansons ou écoutaient mi mal à l’aise mi morts de rire ses histoires délirantes, ont aujourd’hui mieux à faire que d’écouter ses bavardages. On le met au défi de voler le P38 d’un boche qui fricote avec sa soeur, prostituée des bas quartiers. Son forfait commis, personne ne semble s’interesser à l’issue du pari, et Pino rempli de rage et de désespoir enterre son précieux flingue dans la terre du sentier des nids d’araignées qui lui seul connait. Son crime l’amènera successivement en prison puis dans les montagnes où il retrouve une troupe de résistants des plus hétéroclites qui soient, une réunion de gens disparates mis là parce qu’on ne savait ou ne voulait les mettre ailleurs.

Le sentier des nids d’araignées raconte le parcours initiatique d’un môme un peu paumé, résistant malgré lui, et pose justement cette douloureuse question : devient-on résistant par choix ou la vie décide-t-elle pour vous ? Il semble ici que le destin ait fait beaucoup pour Pino. Un joli roman, malgré la triste toile de fond.